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"Les Gobelins au siècle des Lumières - Un âge d’or de la Manufacture royale"

 

Jusqu’au 27 juillet 2014, la Galerie des Gobelins présent une exposition inédite à travers la restauration des cartons peints du XVIIIe siècle du Mobilier national.

Les Gobelins connaissent à cette période une prospérité et une créativité inégalées (quarante séries de tapisseries différentes créées sur cent ans), qui en font la première manufacture d’Europe dans son domaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parcours de l’exposition

Une trentaine de tapisseries, sélectionnées pour leur état de fraîcheur exceptionnel sont présentées, parmi lesquelles des pièces de L’Ancien Testament d’Antoine Coypel, du Nouveau Testament de Jean Jouvenet et Jean Restout , séries rarement montrées, de la fameuse Histoire de Don Quichotte de Charles Coypel, de L’Iliade de Charles Coypel, de L’Histoire d’Esther de Jean-François de Troy, de L’Ambassade turque de Charles Parrocel, des Chasses de Louis XV de Jean-Baptiste Oudry, de L’Histoire de Thésée de Carle Vanloo et des Amours des dieux de François Boucher.

L’exposition montrera également, dans une mise en comparaison inédite avec les tissages, une quarantaine de cartons peints ou d’esquisses, spécialement restaurés.

Enfin, des sièges couverts en tapisseries, prêtés par le musée du Louvre, des tableaux en tapisserie et plusieurs documents d’époque (Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ; planches gravées des ateliers) viendront compléter cette évocation des Gobelins à leur apogée.

Historique de la manufacture de tapisserie des gobelins

Depuis 1662, année où Colbert décida de regrouper en un même lieu les ateliers parisiens de tissage de tapisseries, notamment ceux du Faubourg Saint-Marcel créés par Henri IV et ceux installés à Maincy par Fouquet, la Manufacture des Gobelins n’a cessé de jouer un rôle très important dans l’histoire de la tapisserie.

Son nom vient d’une famille de « taincturiers en escarlate », les Gobelin installés dès le milieu du XVe siècle sur les bords de la Bièvre au faubourg Saint-Marcel.

Charles Le Brun, premier peintre de Louis XIV, en est le premier directeur. Il installe dans l’enclos des Gobelins non seulement des peintres et des tapissiers mais encore des orfèvres, des fondeurs, des graveurs et des ébénistes.

Rattachée à l’administration du Mobilier national depuis 1937, la Manufacture nationale des Gobelins tisse des tapisseries en faisant appel à de nombreux artistes.

Technique de la haute lisse

Elle y est exclusivement utilisée depuis 1826 (avant cette date les Gobelins pratiquent aussi la basse lisse).

Cette technique se caractérise par l’emploi d’un métier vertical composé de deux ensouples mobiles disposées parallèlement et supportées par deux montants. Les fils de chaîne tendus verticalement sont séparés en deux nappes.

L’une est laissée libre tandis que l’autre est munie à chaque fil d’une cordelette de coton appelée lisse. C’est en actionnant ces lisses d’une main que l’on obtient le croisement des fils nécessaire à l’exécution de la trame à l’aide d’une broche chargée de laine, soie ou matériaux divers. Le lissier travaille, assis derrière son métier, sur l’envers de la tapisserie en surveillant l’endroit au moyen d’un miroir. Le modèle est placé dans son dos.

Informations pratiques
Galerie des Gobelins
42 avenue des Gobelins
75013 Paris
tél. : 01 44 08 53 49
http://www.mobiliernational.culture.gouv.fr/fr/infos-pratiques/paris-gobelins